Invité à répondre aux questions d’Algérie Rechange, le gérant d’Eventrade, Nassim Samai, organisateur du salon Mechanica Algeria avec ses associés Mohamed Rabah et Walid Oulad Daoud, nous a fait un premier commentaire « à chaud » au moment de la cérémonie de clôture de l’événement. Echos.
Alors que les exposants regagnaient leurs stands au soir de la dernière journée, diplôme en poche remis par les différents membres de l’organisation, et des partenaires institutionnels, Nassim Samai, gérant d’Eventrade a enfin pu prendre quelques minutes pour nous répondre après une semaine très chargée et, nous confie-t-il, enthousiasmante. « Vous me demandez quelles sont nos premières impressions et je suis heureux de vous répondre que nous avons réussi notre salon au-delà de nos espérances. Nous nous étions fixé des objectifs déjà élevés, compte tenu du peu de temps que nous avions et ils ont été largement dépassés, tant au niveau des exposants, de leur satisfaction que du but poursuivi. Autour de 200 conventions ont été signées entre les professionnels, constructeurs, équipementiers, sous-traitants, fabricants etc. Nous en retenons 50 officiellement signés, les autres devant l’être dans les semaines à venir en fonction des agendas, mais les promesses sont bien là. Un constructeur nous a même confié avoir signé 25 contrats ! C’est beaucoup plus qu’on espérait et cela nous conforte dans la nécessité qu’il y avait à créer cette manifestation. Notre idée initiale consistait à créer une plate-forme qui permette aux industriels de consulter des sous-traitants, de découvrir des sous-traitants locaux. Et c’est en cela que nous pensons avoir réalisé nos objectifs aux dires mêmes des exposants et de l’expression de leur satisfaction. Des exposants qui nous ont déjà fait savoir qu’ils voulaient revenir l’année prochaine en prenant des surfaces plus importantes. Ils nous ont demandé les dates de la prochaine édition alors que nous n’avions pas encore clôturé celle-ci ! C’est extrêmement stimulant pour nous »
Pour le marché local et l’export
Ce qui ressort des entretiens que nous avons pu effectuer auprès des professionnels présents, c’est une grande fierté nationale que nous confirme Nassim Samai : « Les algériens prouvent qu’ils sont capables d’assurer la production des pièces sur le marché national et d’exporter. Certains ont des accords avec FIAT Algérie qui peuvent se prolonger au groupe Stellantis car ils répondent aux exigences demandées par ce grand groupe international. Nous allons d’ailleurs mettre l’accent sur l’export lors de la prochaine édition. En attendant, nous sommes conscients que les fabricants nationaux ont passé en peu de temps des étapes importantes et cette plate-forme en a été le témoin. Le Ministère de l’Industrie s’est montré satisfait de la tournure que prenaient les rencontres, car cela entre dans sa stratégie d’industrialiser fortement le pays pour obtenir une plus grande indépendance et diminuer la facture d’importation. Mechanica Algeria va dans ce sens en promouvant les producteurs algériens et aussi dans les objectifs d’ouverture que nous prévoyons pour les prochaines éditions tournées vers les matières premières, les services, de nouveaux savoir-faire, et tout ce qui peut servir la production comme la logistique, le secteur des transports notamment maritimes, etc. » Et d’ajouter : « Quand on voit l’engouement et les conventions signées par des groupes comme Stellantis, Tirsam, Euromoteurs, IDE-NET ou Comet pour ne citer que ceux-là, on ne peut que souhaiter leur apporter encore plus d’opportunités d’intégration locale ! »
Quand on lui demande si les importateurs distributeurs sont venus nombreux, Nassim Samai rappelle les raisons d’être du salon : « Nous n’avons pas mis l’accent sur les importateurs, car notre focus portait sur les producteurs locaux plus que sur les importateurs. Nous voulions vraiment mettre en relations constructeurs présents et à venir avec les fabricants algériens qui peuvent fournir les sites de production en première monte et bien sûr l’aftermarket ».
Les deux dernières questions que nous lui avons posées n’ont pas réussi à déstabiliser le jeune gérant : Avez-vous des regrets ? Il nous répond : « Nous ne regrettons rien, nous sommes très heureux de ce que nous avons accompli et cela nous encourage à faire plus encore ! » Et ce qui l’a le plus motivé ? « Ce qui m’a le plus marqué ce sont les propos des exposants en fin de salon qui précisaient : « Réservez-moi un autre stand pour l’an prochain et un meilleur emplacement ». Dont acte.









