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MECHANICA ALGERIA : Une première réussie du salon de l’industrie automobile et de la sous-traitance d’Oran

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En quelques mois, une plate-forme de rencontres industrielles dédiée au secteur de la mobilité a vu le jour en Algérie, à l’initiative à l’initiative de Monsieur le Ministre de l’Industrie et de l’Agence Algérienne de la Promotion de l’Investissement et du Conseil du Renouveau Economique Algérien et organisée par Eventrade. Rarement l’on a vu un salon BtoB émerger en aussi peu de temps et dépasser les objectifs pourtant ambitieux de ses concepteurs et associés, Nassim Samai, Mohamed Rabah et Walid Oulad Daoud. Rarement, l’on a constaté des résultats tangibles et opérationnels de très belle facture sanctionner une aussi jeune initiative. Rarement l’on a perçu un tel engouement de la part d’exposants sollicités quelques semaines auparavant pour participer à une manifestation montée tambours battants par une petite équipe de personnalités soudée et complémentaire. Récit.

Certes, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuée, et la réussite sera mesurée à l’aune de la concrétisation des contrats et des conventions signés, ainsi que par la signature du renouvellement des participations pour la participation au salon en 2027. Cependant, les échos des participants en fin de salon laissent déjà préfigurer d’un succès, ce qui est déjà une performance.

D’aucuns évoqueront un nombre de visiteurs peu élevé, de grandes allées -assurément confortables mais à la fréquentation plutôt faible pour un salon, mais voici que l’argument tombe dès que l’on se pose la question : s’agissait-il vraiment d’un salon alors que les exposants eux-mêmes se félicitaient des rencontres fructueuses qu’ils avaient effectué entre eux ? Les visiteurs n’étaient -ils que la cerise sur le gâteau, un gâteau déjà fort appétissant en soi ? C’est là sans doute que réside la réussite de cette première édition, dans la tenue soignée de rencontres inter professionnelles de l’industrie et de la sous-traitance automotive et dans le cadre d’une stratégie d’industrialisation voulue et soutenue par l’Etat.

Ce qu’il faudra retenir de ce premier opus, ce n’est pas tant la réussite de l’événement, que la mise en lumière de savoir-faire algériens légitimés, vecteurs d’une industrialisation en marche. Des solutions concrètes industrielles, une production fondée sur des équipements de haute qualité, des technologies issues de transferts de grands groupes internationaux et notamment chinois, de l’ingénierie performante et opérationnelle, des certifications de qualité et des normes internationales… le visage de l’industrie automobile algérienne affiche un nouveau visage, qui interpelle les constructeurs automobiles soucieux de pouvoir effectuer l’intégration locale exigée par une politique d’Etat clairement positionnée et assumée. Dans les articles suivants, vous pourrez découvrir de nouveaux acteurs de l’équipement industriel comptant non seulement assouvir les besoins du marché national et aussi participer à l’essor industriel en exportant des produits Made in Algeria. Il faut ajouter que le deuxième pays gagnant après l’Algérie se nomme la Chine. L’accélération de la création de sites industriels en Algérie tient beaucoup à un soutien massif des professionnels chinois qui apportent investissements, équipements, transferts de technologies, ressources humaines et notamment ingénieurs, formation professionnelle, accès aux matières premières etc. Pour nombre de sous-traitants algériens, sans ces partenariats avec les équipementiers chinois, il n’aurait pas été possible en aussi peu de temps atteindre des objectifs de production, des qualités de produits et des niveaux de performance tels que les « nouveaux » industriels puissent être déjà en mesure de répondre aux exigences des constructeurs d’automobiles européens et aussi …chinois ! Quelques signaux tendent également à montrer que les occidentaux pourraient se lancer dans une aventure industrie algérienne dont l’ambition conquérante semble acquise !

Des dizaines de conventions signées

Plus de soixante exposants participaient à Mechanica Algeria, des constructeurs d’automobiles, des équipementiers fabriquant nationalement, des sous-traitants divers et tout ce dont le secteur a besoin pour apporter un soutien opérationnel à la production. On parlera des organismes de certification, des douanes, des sociétés d’investissements, des services bancaires, de la Bourse de sous-traitance et de partenariat de l’Ouest (BSTPO), etc. Et également, du soutien de différents grands corps d’Etat, comme le ministère de l’industrie, représentées par de nombreux opérateurs et personnalités, le ministère en charge des start-ups dont le ministre lui-même, des membres éminent du CREA et de l’AAPI etc.* En clair, autour du berceau, les institutionnels ont « fait le job » pour que les premières pierres de l’objectif de la création d’un écosystème automobile soient posées à Oran, région désormais labellisée comme le siège de l’industrie automobile du pays.

Vers un écosystème automobile

Quasiment au centre du hall, trônait le stand de FIAT Algérie – Stellantis où officiaient Raoui Beiji, son directeur général et ses équipes – nombreuses – dont Salim Ramdani. Un directeur général aux antipodes des grands patrons et que l’on a vu arpenter les allées pour se rendre chez les fabricants présents tout au long de la manifestation. Un directeur général, à la fois star du salon, et cheville ouvrière de l’objectif souverain à savoir promouvoir l’intégration locale et la certifier par des actes clairs. Un directeur général qui a su signer de nouveaux partenariats avec des sous-traitants locaux, surfant sur le délicat équilibre entre fournisseurs mondiaux historiques référencés et fournisseurs nationaux plutôt récents mais dotés des nouvelles technologies et certifiés ISO 9001 et IATF pour la plupart (les conditions d’homologation ont été mis en avant lors d’une conférence organisée par Stellantis et animée par Sofiane Kahil, directeur général de Motive). Dans le sillage de la première monte que représente FIAT Algérie, et objet de toutes les convoitises, la marque de la seconde monte du Groupe Eurorepar n’était pas en reste.

Parallèlement, et de manière tout aussi enthousiaste, on pouvait voir Idris Saci, le patron après-vente et qualité de Renault Group et acteur fondamental du revival réussi de la marque Motrio en Algérie, multiplier les échanges avec ses fournisseurs algériens déjà référencés et avec ceux que l’on verra prochainement figurer dans le top 15 des équipementiers nationaux agréés par le groupe. Non loin, Tirsam, fabricant de camions, remorques, engins de travaux publics et de manutention, multipliait aussi les conventions de partenariat, de même que ID-NET, Euromoteurs ou encore Comet. A ce propos, il convient de signaler ce facteur important de connexions entre constructeurs internationaux, nationaux et équipementiers algériens ou en co-entreprises (notamment sino-algéroises), sous-traitants de la première monte, de la seconde monte ou d’autres acteurs de la production. Un seul constructeur a réalisé 25 signatures… Un écosystème se dessine !

Un écrin à la hauteur des ambitions

Disons-le tout net : le centre de conventions d’Oran se prête magnifiquement bien à ce type de manifestations et offre les services qu’on attend d’un événement d’envergure international. D’une propreté et d’un confort exemplaires, le centre de conventions met à disposition des exposants et des visiteurs de multiples salles équipées des technologies nécessaires de conférences, pour les formations, conférences de presse, réceptions, signatures de conventions et autres rencontres professionnelles. Des équipements qui fonctionnent bien, des éclairages adéquats, une sonorisation permettant de transmettre des messages et faire des annonces, des pôles de restauration corrects facilitent la vie des uns et des autres. A cela il faut ajouter, de la part des organisateurs, des prestations d’accueil, d’accompagnement et d’assistance de bonne tenue. L’inauguration officielle a témoigné, elle aussi, d’un grand professionnalisme et accueilli institutionnels, professionnels et journalistes dans les meilleures conditions et quasiment dans les horaires prévus ! Seul bémol, l’obsession nationale visant à mettre l’accent sur le savoir-faire algérien – réussi – a occulté quelque peu toute ambition internationale en réservant l’exclusivité des informations et conférences à la langue arabe. Pour une manifestation qui lorgne vers l’internationalisation et l’export, il sera nécessaire d’ajouter une langue internationale. Mais sans variables d’ajustement, une première ne saurait être une première sucessfull !

* La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la supervision du directeur de l’Industrie de la wilaya d’Oran, M. Abdelouahab Ammamra, représentant le ministre de l’Industrie, M. Yahia Bachir, en présence du directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), M. Omar Rekkache, du président de la Bourse de la sous-traitance et du partenariat Ouest, M. Rachid Bekhchi, du délégué régional du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), M. Mohamed Amine Tazi, ainsi que du wali d’Oran, M. Brahim Ouchène.

Rédaction
Rédactionhttps://www.maghreb-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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