À quelques mois d’Autopromotec 2027, « Autopromotec – The Dialogues » ouvre le débat sur les transformations qui redessinent l’après-vente automobile. Dernier sujet abordé : les ADAS, leur maintenance, leur calibration et leur contrôle tout au long de la vie du véhicule.
Après avoir dévoilé en septembre les grandes thématiques qui structureront sa prochaine édition, Autopromotec poursuit la préparation de son rendez-vous 2027 avec les « Autopromotec – The Dialogues », une série de rencontres organisées en amont du salon pour ouvrir le débat sur les transformations technologiques et réglementaires de l’après-vente automobile.
Le dernier rendez-vous, organisé à Rome au siège de l’Automobile Club d’Italia (ACI), était consacré aux systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) et à un enjeu devenu central : garantir leur efficacité pendant toute la durée de vie du véhicule. Industriels, experts de la sécurité routière et représentants institutionnels ont notamment mis en évidence un constat : équiper un véhicule d’ADAS ne suffit pas, encore faut-il garantir leur bon fonctionnement dans le temps.
Les ADAS, un nouvel enjeu de maintenance
Freinage automatique d’urgence, maintien dans la voie, reconnaissance des panneaux ou régulateur adaptatif font désormais partie intégrante de la sécurité active. Selon une étude de la Fondation Filippo Caracciolo de l’ACI présentée lors des « Autopromotec – The Dialogues », les véhicules équipés d’ADAS affichent un risque global d’accident inférieur de 38 % à celui des véhicules qui en sont dépourvus. Le freinage automatique d’urgence peut notamment réduire les accidents de 35 % et les collisions arrière de 45 %.
Mais ces performances supposent des systèmes correctement calibrés. Une caméra ou un radar peut être légèrement désaligné tout en restant actif, sans alerte immédiate pour le conducteur. Un remplacement de pare-brise, un choc ou une intervention sur le pare-chocs, les suspensions ou la direction peut suffire à modifier le positionnement d’un capteur.
Dans ce contexte, le contrôle des ADAS doit s’inscrire dans les pratiques courantes de maintenance, au même titre que les vérifications portant sur le freinage, les pneumatiques ou la direction. Les échanges ont toutefois mis en évidence l’absence d’homogénéité des pratiques après intervention : les contrôles ne sont pas toujours réalisés selon les mêmes critères. La généralisation des ADAS renforce donc la nécessité de procédures communes et fiables.
Vers un contrôle des ADAS tout au long de la vie du véhicule
Autre enseignement mis en avant lors des « Autopromotec – The Dialogues » : l’absence de voyant ne suffit pas à garantir le bon fonctionnement d’un radar ou d’une caméra. Cette situation pose directement la question de l’intégration des ADAS dans les contrôles périodiques des véhicules.
Inspection physique des composants, diagnostic électronique ou tests fonctionnels des capteurs figurent parmi les méthodes envisagées. L’objectif est de définir des procédures fiables, reproductibles et adaptées aux contraintes des centres de contrôle, afin de vérifier qu’un système est toujours présent, correctement calibré et capable d’assurer sa fonction.
Cette réflexion est déjà engagée au niveau européen. La révision du Roadworthiness Package, proposée par la Commission européenne, prévoit notamment d’adapter les contrôles périodiques aux véhicules connectés et équipés d’ADAS. À ce stade, toutefois, aucun cadre définitif et harmonisé n’est encore opérationnel.
L’accès aux données devient indispensable
Les « Autopromotec – The Dialogues » ont également mis en évidence les limites des données aujourd’hui disponibles pour analyser le fonctionnement des ADAS après un accident. Il devient en effet essentiel de pouvoir distinguer ce qui relève de l’action du conducteur de ce qui a été déclenché automatiquement par le véhicule.
Les enregistreurs de données d’événement fournissent déjà certaines informations dans les secondes précédant un choc, mais elles restent parfois insuffisantes pour comprendre précisément le contexte dans lequel un ADAS a réagi.
Les échanges ont donc souligné la nécessité de disposer de données plus complètes et standardisées, notamment sur les objets détectés, les distances, les vitesses relatives ou encore l’état des capteurs.
Cet accès aux données est également indispensable pour permettre aux professionnels de contrôler les ADAS de manière fiable et indépendante. L’autodiagnostic du véhicule ne peut, à lui seul, garantir leur bon fonctionnement.
Un dialogue entre institutions et acteurs de la filière
Galeazzo Bignami, président du groupe Fratelli d’Italia à la Chambre des députés italienne, est intervenu en ouverture de la rencontre, introduite par Alessandro Lago, directeur de Quattroruote. Alessandra Zinno, directrice ACI pour l’Éducation routière, la Mobilité et le Tourisme, et Mario Porretto, commissaire technique en chef au sein de la Police routière italienne, ont apporté le regard des institutions sur les enjeux liés aux ADAS.
Côté filière, sont également intervenus Andrea Lupi, Head of Product Management and Technical Service EMEA chez MAHLE, Franco Benati, Equipment Sales Manager chez Sipav-CEMB, Stefano Delfini, Product Manager Testing Equipment chez NEXION, Emiliano Pasin, Product Line Manager – PTI Equipment chez TEXA, ainsi que Mauro Severi, président de l’AICA (Association italienne des constructeurs et des équipementiers automobiles).
Autopromotec – The Dialogues, un fil conducteur jusqu’à Autopromotec 2027
À travers les « Autopromotec – The Dialogues », Autopromotec ouvre, en amont de son édition 2027, les sujets qui structureront le salon et confronte les points de vue des entreprises, experts et institutions sur les transformations déjà à l’oeuvre dans l’après-vente.
Les ADAS illustrent pleinement cette démarche. Derrière les enjeux de calibration, de contrôle et d’accès aux données se dessinent des évolutions plus larges autour du diagnostic, du logiciel, de la connectivité et des nouvelles compétences nécessaires dans les ateliers.
Le cycle se poursuivra dans les prochains mois autour d’autres sujets liés à l’évolution de la mobilité et de l’après-vente, avant de trouver son prolongement à Autopromotec 2027, du 26 au 29 mai à Bologne.
À PROPOS D’AUTOPROMOTEC :
Autopromotec est le plus spécialisé des salons internationaux de l’équipement et de l’après-vente automobile, qui se déroule tous les deux ans au Parc des Expositions de Bologne, en Italie. Née en 1965, cette manifestation est organisée par Promotec, société de services appartenant à AIRP – (Associazione Italiana Ricostruttori di Pneumatici – Association Italienne Rechapage de Pneus) et AICA (Associazione Italiana Costruttori Autoattrezzature – Association italienne des constructeurs et des équipementiers automobiles). Sa formule exclusive est fondée sur la spécialisation, le professionnalisme et la qualité de cette foire-exposition, un formidable point de rencontre entre tous les acteurs de la rechange et les utilisateurs. Ce salon, qui présente 646 catégories produits et services, couvre toutes les sous-branches de l’après-vente. Concrètement, il rassemble en un seul et même lieu plusieurs salons spécialisés où les visiteurs peuvent aisément programmer des parcours commerciaux personnalisés, en fonction de leurs intérêts professionnels. Grâce à une promotion soutenue aussi bien à l’échelle institutionnelle que par les associations professionnelles, Autopromotec a enregistré, au cours de ses 30 éditions, une croissance de plus en plus poussée à l’échelle internationale.








