Déjà bien représentée en 2022, l’industrie automobile chinoise a fait encore mieux cette année. Au Mondial de Paris, les constructeurs de l’Empire du milieu étaient au rendez-vous en nombre et avec des produits qui n’ont plus rien à envier à ceux des firmes historiques.
La France les a découverts en 2022. Cette année-là, alors que le Mondial de Paris vivait un moment difficile – réduction de la surface d’exposition, défection de plusieurs constructeurs historiques, baisse de la fréquentation – les firmes chinoises s’offraient avec la capitale française une vitrine de premier choix. Si certaines mauvaises langues y voyaient la confirmation d’un salon en déclin, force est de constater que les acteurs de l’Empire du milieu prennent une place grandissante dans le monde de l’automobile. Les voir exposer sur tous les principaux rassemblements de la filière s’avère dès lors assez naturel. Organisée du 14 au 20 octobre, la dernière édition du Mondial de Paris a ainsi confirmé cette tendance. Les Chinois sont toujours là ! Et avec force puisque si la plupart des marques présentes découvraient la ville lumière (exceptée BYD et Leapmotor), leur contingent était plus important qu’il y a deux ans. Entre toutes, XPeng avait sans doute la place la plus enviable. Installée dans le pavillon 6, à côté du stand de Renault qui a attiré les foules, l’entreprise de Guangzhou proposait les SUV électriques G9 et G6 ainsi que la P7+, une grande berline électrique dotée d’une autonomie de plus de 650 km.
Un bon moyen de découvrir le marché
Dans le pavillon 4, Leapmotor, désormais rattachée à Stellantis, a aussi attiré les flashs. En avant-première mondiale, son grand patron, Carlos Tavares, a présenté le B10, un SUV du segment C, ainsi que le C16. Pour retrouver l’essentiel des troupes chinoises, il fallait encore marcher un peu dans les allées de la Porte de Versailles et se rendre dans le pavillon 5 qui aurait pu légitimement arborer les couleurs du pays. Y exposait notamment BYD. La marque proposait aux visiteurs de découvrir son Sealion, une version sept places du SUV Seal U. En face d’elle, se trouvaient plusieurs compatriotes méconnus. Gac a présenté l’Aion V, une berline avec 520 km d’autonomie. A côté, trônaient sur le stand de Skyworth un SUV de segment C/D (la Skyworth K) et un prototype de berline de segment C (la Skyworth Q). Forthing, marque détenue par Dongfeng, exposait trois nouveautés, dont deux monospaces qui, choix rare pour un constructeur chinois, embarquent une motorisation non pas électrique mais hybride. Sur le stand voisin, au demeurant immense, les visiteurs ont pu découvrir Aito, marque totalement inconnue en Europe et qui a vu le jour par l’intermédiaire de Seres. En face, l’iconique Hongqi, plus vieille firme automobile du pays qui a longtemps été utilisée par tous les dirigeants du parti communiste, était elle-aussi de la partie. En résumé, si le nombre ne fait pas la qualité, l’industrie chinoise a encore prouvé qu’elle avait sa place aux côtés des plus grands noms du secteur. Rendez-vous en 2026 ?
Venus en nombre à Paris, les constructeurs chinois ont profité de l’évènement pour dévoiler plusieurs nouveautés, telle que la P7+ chez XPeng. ©MartinCassard






