Alors que Renault a créé la sensation avec ses R5 et R4, que Dacia a beaucoup fait parler avec son Bigster et qu’Alpine a ébloui le public avec son stand, Stellantis a repris goût au Mondial de Paris en y dévoilant l’e-408 côté Peugeot ainsi que les ë-C4 et C4X côté Citroën.
Organisée du 14 au 20 octobre 2024, la 90e édition du Mondial de Paris est venue apporter un peu de baume au cœur à tous les amateurs de salon automobile. Alors que 510 000 visiteurs se sont pressés dans les allées de la Porte de Versailles, l’évènement tricolore semble avoir retrouvé une dynamique qui s’était clairement perdue deux ans plus tôt. Des constructeurs de premier plan comme Audi, BMW, Ford ou Tesla étaient de retour à Paris, tandis que de nombreuses nouveautés ont été dévoilées au cours de cette semaine. Parmi tous les présents, certains étaient un peu plus attendus que d’autres. Pas forcément prophètes en leur pays, les firmes françaises ont pris part à l’évènement. Tout sauf une surprise pour le groupe Renault qui, même pendant le marasme de l’édition 2022, n’a jamais dévié de sa ligne de conduite, en continuant de proposer des stands et des produits de qualité. L’analyse est quelque que peu différente pour Stellantis. Deux ans plus tôt, l’ex-groupe PSA s’était présenté ici-même dans une version minimaliste, avec des stands sans âme ni ferveur et aucune actualité probante, qui lui avait valu des critiques acerbes. On ne sait pas si Carlos Tavares et ses équipes ont retenu la leçon ou ont retrouvé confiance dans ce Mondial, toujours est-il que le groupe y exposait ses meilleurs atouts. Dans un cas comme dans l’autre, il convient de saluer l’investissement mis dans ce salon avec des stands de très belle facture, mention spéciale toutefois à celui d’Alpine, et des véhicules que le public a pu découvrir en exclusivité.
Renault crée l’effervescence
Au jeu de la popularité, c’est toutefois Renault qui a gagné la partie dans le pavillon 6. Le losange a créé l’effervescence en exposant la R5 pour ce qui marquait son lancement commercial, et en dévoilant la R4 E-Tech. Deux propositions électriques cruciales pour l’avenir du constructeur. En face, le stand de Dacia n’a pas désempli. Entre le Duster, dévoilé plus tôt dans l’année, et le nouveau Bigster, la marque avait de quoi séduire. Côté Alpine, la future A390 a également profité d’une avant-première mondiale. Non loin d’elle, se trouvait le concept Alpenglow et une R5, encore elle, qui ne disait pas son nom puisque remodelée à la sauce Alpine sous l’appellation A290. Dans le pavillon 4, Peugeot montrait l’e-408 pour la première fois dans sa version électrique, auprès des nouveaux 3008 et 5008. Sur le stand Citroën, plus que la tour d’Ami empilées les unes sur les autres, c’est surtout le C5 Aircross Concept, qui préfigure la prochaine génération de son grand SUV, et son vert flashy qui attirait l’œil. La firme aux chevrons a également dévoilé les ë-C4 et C4X qui portent les espoirs de relance de la direction. Enfin, signe des temps qui changent et des groupes qui évoluent, Stellantis a aussi ramené dans ses bagages à Paris la marque Leapmotor. Dans le giron du franco-italo-américain depuis un an, cette dernière en a profité pour lever le voile sur ses nouveaux SUV C16 et B10. En attendant 2026, l’automobile française peut d’ores et déjà se féliciter d’avoir réussi son Mondial 2024.
Animé par la nouvelle R5, dont le Mondial de Paris marquait le début de la commercialisation, le stand de Renault n’a pas désempli pendant une semaine. ©MartinCassard






