« Si des fabricants algériens nous proposent leurs produits, nous sommes prêts à étudier leurs offres et à les commercialiser à travers notre réseau »
Pour clore notre rapide et éloquente étude sur le marché de la rechange en Algérie, qui s’écrit désormais en deux mots « fabrication » et « importation », nous avons donné la parole à Yazid Arar Gérant de BM AUTO, à Oran, un entrepreneur au professionnalisme sûr et reconnu
Comment se porte votre entreprise ?
Notre activité est actuellement fortement ralentie, principalement en raison des difficultés d’approvisionnement. Notre priorité reste de maintenir au maximum la disponibilité des pièces de carrosserie pour nos clients et pour le marché algérien.
Quelles incidences les réglementations d’importation ont-elles eu sur votre activité ?
Elles ont fortement réduit notre capacité à planifier et renouveler régulièrement nos stocks. Dans notre métier, la difficulté est particulière car le parc automobile algérien compte énormément de marques, modèles et générations, donc un très grand nombre de références.
Nous comprenons la volonté de développer la production nationale. Il nous paraît cependant important de maintenir une importation encadrée et régulière pour les références qui ne sont pas disponibles localement.
Qu’avez-vous changé ces deux dernières années ?
Nous sommes restés concentrés sur notre spécialité : la pièce de carrosserie automobile. Nous avons surtout renforcé la gestion des références et des stocks afin de répondre en priorité aux besoins les plus importants du marché.
Développez-vous le commerce en ligne BtoB ?
Pour l’instant, nous ne disposons pas encore de plateforme de commerce en ligne BtoB. Nous travaillons principalement avec nos clients professionnels en leur transmettant régulièrement nos listes de stock et les références disponibles par e-mail. Le développement d’une solution digitale BtoB pourrait toutefois faire partie de nos évolutions futures afin de faciliter la consultation des disponibilités et les commandes.
Utilisez-vous l’IA ?
Pour l’instant, nous n’utilisons pas encore l’intelligence artificielle de manière intégrée dans notre activité. Nous suivons néanmoins son évolution avec intérêt, notamment pour l’identification des pièces, la recherche de références, la gestion du catalogue et l’optimisation des stocks. À l’avenir, l’IA pourrait devenir un outil intéressant pour améliorer l’efficacité de notre activité.
Comment voyez-vous l’évolution du marché de la rechange ?
Le potentiel reste important car le parc automobile algérien a constamment besoin d’entretien et de réparation. Pour nous, l’avenir passe par une complémentarité entre une production nationale compétitive et une importation maîtrisée pour les références qui ne peuvent pas être produites localement.
Êtes-vous prêts à commercialiser des pièces fabriquées en Algérie ?
Oui, tout à fait. Si des fabricants algériens nous proposent leurs produits, nous sommes prêts à étudier leurs offres et à les commercialiser à travers notre réseau, sous réserve bien entendu que les produits répondent aux exigences de qualité et aux besoins du marché.
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