L’AMICA, fer de lance du « Made In Morocco » à Istanbul

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Sur Automechanika Istanbul, l’AMICA avait organisé un pavillon marocain qui regroupait une dizaine de fabricants, parmi les plus actifs dans le domaine de l’automobile et de l’Aftermarket. Sur place, des émissaires du Ministère parrainaient les entreprises et l’Amica, dont son Directeur général, Abdelaziz MEFTAH, qui a accepté de recevoir Rechange Maroc, ce dont nous le remercions.

Habitués à voir l’AMDIE encadrer le pavillon marocain dans les grands salons internationaux, nous avons été surpris de voir l’AMICA à la manœuvre. Un étonnement qui s’efface devant la réponse d’Abdelaziz Meftah : « L’une de nos missions à l’AMICA consiste à mettre en avant les entreprises qui constituent le « Made in Morocco ». Il est donc naturel que nous soyons, ici, sur ce salon de rencontres internationales pour venir en soutien de nos entreprises. Nous entendons privilégier le concept de sourcing local, le concept de préférence locale. Bien que nous soyons pleinement conscients que les entreprises dédiées à l’Aftermarket ou qui ont une division Aftermarket ne peuvent pas disposer de toutes les gammes – au Maroc comme ailleurs, nous sommes convaincus qu’elles peuvent apporter une alternative intéressante sur le marché. Et nous disposons, en industrie automobile, d’acteurs qui sont à la fois sur le marché de l’Aftermarket et sur celui de la première monte, comme Induver, Plastex, Siprof, Floquet Monopole ou encore Electra Batteries pour ne citer que ceux-ci ».

Pour une intégration locale à 80 % !

Sur les stands, les exposants marocains semblaient illustrer les propos d’Abdelaziz Meftah en recevant des visiteurs du monde entier, intéressés par une offre viable à l’international, et aussi pour lorgner du côté de ce marché qui se professionnalise et affiche une croissance régulière. Ainsi que le souligne le directeur général de l’Amica, « Le marché marocain s’est ouvert aux règles de l’OMC. Par conséquent, il appartient à tout le monde de se faire un chemin dans le marché. Bien que nous ayons ouvert les portes de notre marché, nous revendiquons des prérogatives nationales comme un taux d’intégration de 80%. Il est aujourd’hui de 65 % et nous portons tous nos efforts sur les activités nouvelles comme historiques pour accéder à ce taux. C’est notre objectif d’atteindre cet objectif en travaillant sur les commodités manquantes, en allant les chercher. Quand je dis « nous », il s’agit de l’Amica, de l’Amdie, du Ministère et des autres acteurs de la filière. Il nous appartient d’apporter les éléments manquants au marché et de densifier le marché des marocains internationaux. Il est utile de rappeler que de gros investissements chinois se sont déclarés récemment et cela continue. D’une certaine façon, cela appelle à une professionnalisation accrue de la filière, à une montée en gamme de son offre produits et services et à la densification de la plateforme marocaine afin qu’elle soit plus attractive et plus importante ».

Retrouvez l’intégralité de cet article dans notre numéro de Rechange Maroc

Hervé Daigueperce
Hervé Daiguepercehttps://www.maghreb-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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