36 événements au compteur et une exceptionnelle participation au salon Moroccan Automotive Technologies ou M.A.T., l’AFRA est devenue un partenaire incontournable des techniciens automobiles que les nouvelles technologies poussent à de nouveaux challenges. Et ceci, sans que cela soit un concept élaboré par une multinationale soucieuse de voir ses systèmes ou ses pièces bien réparés ou changés. L’AFRA relève de techniciens et s’adresse aux techniciens. Saisissant.
A Agadir, l’une des villes où s’est déroulée une manifestation de l’AFRA en partenariat avec l’association de réparateurs locale, six cents mécaniciens et réparateurs de différentes spécialités sont venus spontanément entendre parler de points techniques, poser des questions, apprendre comment fonctionne tel système ou tel autre. Bien sûr, ils ne sont pas venus tout seuls, entraînés par le seul bouche à oreille, ils sont venus parce qu’ils savaient qu’ils allaient trouver un contenu technique de haut niveau et des experts pour répondre aux questions les plus délicates. Ils sont également venus parce que l’AFRA a réussi un tour de force, celui d’avoir transformé un système d’entraide en rencontres dument organisées avec des thématiques précises et des conseils permettant à tous de rester efficaces malgré les prouesses technologiques imaginées par les équipementiers et les systémiers automobiles. Comment ? C’est ce que nous allons découvrir avec Omar Fafouri, le président de l’AFRA et avant tout un technicien spécialisé.
Des compétences solidaires
Sur le M.A.T., l’AFRA a montré à nombre d’organisateurs de salons comment générer du visitorat en parlant la langue des visiteurs. En amont de la manifestation, l’AFRA a contacté les associations de techniciens des grandes villes dans lesquelles ils sont déjà intervenus et leur a demandé d’informer et de rassembler mécanos, garagistes ou revendeurs pour venir en groupes au salon où les attendaient des ateliers techniques et des formations effectuées par des techniciens spécialisés et des formateurs délégués par les équipementiers. Ce succès, représenté par plusieurs centaines de techniciens venus par car de tout le Maroc, a témoigné de l’intérêt des professionnels pour leur métier et pour pouvoir continuer à l’exercer, forts de compétences à chaque fois renouvelées. Il est intéressant de citer ce qu’Omar Fafouri nous a confié à ce propos : « Les nouvelles technologies, les véhicules hybrides ou électriques, les nouveaux systèmes embarqués dépassent les connaissances des mécaniciens qui ont appris leurs métiers il y a 20 ans, ce qui est bien normal, d’autant plus que des coups d’accélérateurs comme on n’en a jamais vus ne cessent de bouleverser le monde automobile en motorisations, énergies, ADAS, etc. Alors qu’un système Common rail a déjà posé des problèmes, on imagine sans peine comment toutes les nouvelles technologies compliquent la vie des mécaniciens. C’est pourquoi, nous dispensons des formations adaptées. Mais soyons clairs, nous ne travaillons que ce qui est technique, les équations et autres grandes théories ne nous concernent pas. Nous sommes des techniciens qui parlons la même langue que ceux à qui nous nous adressons. Nous sommes confrontés aux mêmes problèmes qu’eux et nous mettons les solutions de réparations, les techniques d’intervention au service de tous pour aborder les nouvelles technologies et, aussi, répondre s’il le faut sur d’autres cas plus classiques. A l’AFRA, notre équipe est composée de techniciens spécialisés, de techniciens supérieurs, ou d’ingénieurs en termes de formation initiale ». Et Omar Fafouri d’ajouter : « En face de nous, nous avons des professionnels qui attendent des réponses à des questions ou des problématiques très sérieuses, il vaut mieux savoir répondre ! Et c’est pour cela que cela fonctionne aussi bien, parce que, tous ensemble, nous avons les réponses ! »
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Vers un salon professionnel
Jusque-là, l’AFRA s’est adressée aux associations locales et a utilisé tous les moyens disponibles pour prévenir d’un Forum à venir dans une ville, une région donnée. L’AFRA dispose ainsi de 15 000 contacts de professionnels, ce qui n’est pas un panel négligeable. La connaissance des professionnels pourrait d’ailleurs donner des idées à ceux qui s’évertuent à concevoir des réseaux de garages…Parallèlement, le nombre de sponsors augmentant – de l’ordre d’une douzaine à l’heure actuelle, l’équipe de l’AFRA s’est posé la question de l’utilité d’un micro-salon en marge de leur événement. Il ne s’agit pas de copier le M.A.T. mais de proposer aux sponsors d’exposer pendant les ateliers techniques. Un projet qui est à l’étude et dans lequel d’autres partenaires pourraient trouver leur place. En tous les cas, la réussite de ce qui a été entrepris jusque-là et son utilité publique devraient faire réfléchir beaucoup de professionnels et pas seulement au Maroc.
Retrouvez l’intégralité du reportage dans Rechange Maroc Numéro 32









