Régulièrement, Algérie Rechange donne la parole à des professionnels de la rechange pour en savoir plus et partager de bonnes idées pour le bien de tous. L’un de nos chroniqueurs assidus n’est autre que Sadek Khenteur, le patron de Khenteur Electric. En ce début d’année, celui qui n’a pas hésité à établir un catalogue électronique de pièces électriques, à travailler sur le parc automobile algérien pour dresser une carte des véhicules par région, ou encore celui qui est passé de la fabrication à la distribution en incluant, également, il y a deux ans, l’équipement de garage, celui-là, donc, appelle à la réunion de professionnels au sein de plateformes communes. Et de lancer un message pour en discuter sur EQUIP AUTO Alger.
Chef d’entreprise, Sadek Khenteur n’a jamais cessé d’être un étudiant, remettant en cause tout ce qu’il a pu apprendre au contact de nouvelles réalités, d’un nouvel environnement professionnel ou de nouvelles régulations. Loin de refuser cet état d’esprit, il en recherche le challenge et n’envisage pas de poursuivre une activité sans que celle-ci n’ait un sens. Sa proposition de plateformes nous a surpris parce que nous n’attendions pas Sadek Khenteur de ce côté-là et plutôt dans la création d’une association d’importateurs à des fins de communication vers les pouvoirs publics. Son objectif s’avère totalement différent et est né d’un constat lucide voire alarmant sur la situation professionnelle de la filière de l’après-vente comme il nous l’explique : « Nous avons hérité d’une situation de marché dicté par la consistance du parc auto algérien. Il nous oblige à aller dans son sens pour le satisfaire et nous devons chercher un chemin au travers des composantes financières, règlementaires, économiques, culturelles, démographiques et même géographiques de l’Algérie. C’est le parc qui décide et qui a composé notre marché, ouvrant la porte à des opérateurs avides de compenser le vide « la nature a horreur du vide » et fébriles dans son désir de gagner de l’argent « facile ». « facile » est à relativiser bien sûr, car nous sommes confrontés justement à la difficulté d’une profession qui s’est concentrée du fait même de la difficulté initiale pour entrer dans la filière. Aussi bien, c’est un business lucratif, sécurisé, mais il l’est parce que l’entrée demande beaucoup. A commencer par des ressources financières. Nous sommes ainsi confrontés à une profession, importateurs, grossisses, détaillants, garagistes qui se partagent un gâteau dans un pays qui ne produit presque rien en pièces automobiles et reste tributaire de l’importation. En clair, toutes les pièces sont importées et entre les mains de quelques-uns. Seuls les importateurs décident du marché de la pièce et n’ont pas réellement besoin de connaissance technique particulière. Un paradoxe ! Les importateurs sont avant tout des sociétés de trading dont le métier principal consiste à assurer l’achat et la revente des pièces, en clair d’avoir la pièce et de la distribuer. Attention, il ne s’agit pas de dire que c’est un métier facile, mais un métier qui se différencie par le fait que la vente n’est pas liée à une compétence technique de haut niveau. »
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