AccueilActualitésMarocSalamatouna 3, plus exigent, plus protecteur ? Jamal Mikou, Somadeco, nous éclaire !

Salamatouna 3, plus exigent, plus protecteur ? Jamal Mikou, Somadeco, nous éclaire !

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Label garantissant les bonnes pratiques de la filière aval de la filière automobile, Salamatouna s’est affiné au fil des années et a été l’objet de plusieurs ajustements qui en durcissent l’aspect, mais qui, se faisant, définissent mieux la qualité des produits et la responsabilité des opérateurs, notamment dans la pièce de rechange. Rechange Maroc s’est enquis de ces nouvelles données auprès de Jamal Mikou, le gérant de Somadeco.

Lorsque Salamatouna s’est invité dans la filière automobile sur la décision du Ministre de l’Industrie, du Commerce et du Numérique de l’époque, Moulay Hafid Elalamy, la profession est restée sans voix, elle qui réclamait des règles pour se protéger contre les importations frauduleuses et les contrefaçons, se voyait distancer par l’arrivée d’un concept clés en mains qui devait régir toute la communauté. En quelques mois, le label a été adopté par l’ensemble des professionnels qui travaillent dans les règles, voyant non seulement en ce label, une manière d’être protégée de l’extérieur, mais aussi une opportunité de se faire reconnaître jusqu’au client final comme un acteur de qualité, fiable et garantissant la sécurité de l’automobiliste. Depuis 2018-2019, le label a évolué jusqu’à être mis entre parenthèses pour effectuer une refonte du modèle actualisé. « Entre septembre 2021 et février 2022, tout a été mis en standby, et même ceux qui avaient obtenu le label ne bénéficiaient plus des avantages liés au label. Cette période, ce « break » était destiné à effectuer un bilan sur les bienfaits du label, sur ce qu’il fallait aménager ou revoir. Le Ministère a pris le temps de voir et d’écouter les opérateurs de la pièce de rechange – ce qui était essentiel pour nous –, puis ont décidé des nouvelles conditions d’octroi. A l’issue de cette parenthèse, et pendant que le Ministère et Imanor remettaient à plat les conditions du label Salamatouna, les détenteurs du label ont obtenu une dérogation de manière à continuer à travailler selon les critères définis et avec les avantages que conférait le label. C’est ainsi, par exemple, qu’au lieu d’avoir un prélèvement d’un échantillon de pièce pour vérification par le Cetiev à chaque livraison, à chaque arrivée de container, nous pouvions réceptionner la marchandise sans cette obligation. En termes de prix, cela avait également un impact et surtout au niveau du temps, parce que c’est cela qui nous posait le plus de contraintes. Cependant, cette dérogation n’a pris effet qu’après février 2022. »

Les nouvelles conditions d’octroi

La principale condition d’octroi se traduit par l’obtention du demandeur de la norme ISO 9001, une norme qui est plus généralement exigée pour les sites de production. Cependant, ce n’est pas forcément une mauvaise chose si l’on en croit Jamal Mikou : « Cette exigence a du sens puisqu’elle définit la bonne organisation de l’entreprise, donc la traçabilité, la sécurisation des process etc. En conséquence, le respect des règles et des normes. Une période de deux ans a été donnée à chaque opérateur pour se mettre en ligne avec cette demande car on sait que la norme ISO 9001 est longue à obtenir, du fait du nombre d’opérations à mener, les audits nombreux, les contrôles etc. Pendant cette période, IMANOR lors de la réunion de renouvellement a décidé d’octroyer un certificat provisoire aux détenteurs du label pour pouvoir en profiter le temps d’obtenir le certificat ISO 9001, permettant d’obtenir le label définitif. Autrement dit, cela va dans le bon sens puisque nous pouvons continuer d’exercer et de procéder aux process tout en n’étant pas assujettis aux contrôles systématiques des containers sur des envois réguliers et répertoriés. »

Autre fait à mentionner, l’opérateur devra être l’objet d’un audit annuel et d’une évaluation semestrielle de vérification des contrôles effectués. Cela commence dès l’audit initial de labellisation où l’on doit montrer les certificats de contrôle. Sinon, un prélèvement sur place est effectué. Plusieurs entreprises ont déjà entamé leur process de normalisation en vue d’obtenir l’ISO 9001 NM. Précision de Jamal Mikou : « Le NM signifie Norme Marocaine et est validée par Imanor. C’est la seule certification valable au Maroc. En revanche, rien n’empêche l’opérateur de prétendre à une certification internationale en se faisant auditer par un organisme certificateur indépendant du genre TUV, c’est ce qu’a fait Jamal Mikou qui nous en explique les raisons : « Les efforts que nous faisons pour obtenir la certification marocaine sont identiques à ceux que nous devons faire pour la certification internationale. J’ai donc préféré faire auditer mon entreprise au niveau national et au niveau international. De plus en plus souvent, en effet, nos interlocuteurs internationaux demandent des certifications, des normes qualité et si nous leur montrons que nous sommes ISO 9001 selon les critères européens, cela facilite les transactions et la confiance entre nous. »

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans Rechange Maroc Numéro 32

Rédaction
Rédactionhttps://www.maghreb-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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