Mohamed Rida Sabil — directeur général, Capram – 26 ans
Présentez-nous votre entreprise en quelques mots ?
Capram est un distributeur de pièces de rechange automobile qui a évolué vers une offre large et structurée, avec une forte disponibilité de stock, une digitalisation avancée et une stratégie récente de montée en gamme.
Quelles sont vos principales fonctions aujourd’hui ?
Directeur général.
Depuis quand êtes-vous dans l’entreprise et quel a été votre parcours ?
Je suis dans l’entreprise depuis 2023, après avoir effectué un bachelor puis un master à l’étranger, avant de rejoindre l’entreprise familiale.
Avez-vous été immergé très tôt dans l’entreprise ?
Oui, depuis tout jeune, je passais mes vacances dans l’entreprise, accompagné de mes aînés, afin de m’acclimater le plus tôt possible au métier.
Avez-vous toujours voulu rejoindre l’entreprise familiale ?
Oui, j’ai toujours voulu rejoindre l’entreprise familiale, car j’ai grandi dans cet environnement et il m’a toujours semblé naturel de poursuivre et de développer ce que mes aînés ont construit.
Est-ce un choix de tradition ou une envie personnelle ?
C’est un mélange des deux, à la fois une tradition familiale qui m’a naturellement orienté vers l’entreprise et une envie personnelle de la développer et de la moderniser.
Quelles études avez-vous suivies ? Étaient-elles orientées vers ce projet ?
J’ai suivi un bachelor en Business Management puis un master en entrepreneuriat et data analytics, des études directement orientées vers la gestion et le développement de l’entreprise.
Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?
Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est rester au contact du terrain avec les clients, les fournisseurs et les équipes, qui sont ma principale source d’information.
Comment définissez-vous le manager d’aujourd’hui ?
Le manager d’aujourd’hui est, pour moi, celui qui délègue, responsabilise ses équipes, encourage la prise d’initiative et accepte une part d’erreur pour avancer plus vite.
Quelle différence avec les générations précédentes ?
Contrairement aux générations précédentes, plus centralisatrices, le manager d’aujourd’hui délègue davantage, accepte la contradiction et favorise l’autonomie plutôt que les « yes-men ».
Quels conseils de vos aînés vous marquent le plus ?
Le conseil qui m’a le plus marqué est de toujours privilégier la confiance et la disponibilité, car dans notre métier, tenir sa parole et avoir la pièce au bon moment fait toute la différence.
Quelle a été votre décision la plus difficile ?
La décision la plus difficile a été de faire évoluer l’organisation en introduisant davantage de digitalisation et de nouvelles méthodes, tout en préservant l’ADN et l’équilibre historique de l’entreprise.
Avez-vous connu des échecs ? Comment les avez-vous gérés ?
Oui, certaines commandes ou niches n’ont pas fonctionné, mais nous les avons gérées en acceptant une part de risque et en tirant rapidement des enseignements pour avancer.
Être jeune dirigeant change-t-il votre relation avec équipes, clients ou fournisseurs ?
Oui, cela m’amène à privilégier une relation plus directe et collaborative, en restant très présent sur le terrain avec les équipes, les clients et les fournisseurs.
Les nouvelles technologies ont-elles facilité votre place aujourd’hui ?
Oui, les nouvelles technologies ont facilité ma place en me permettant de piloter l’activité grâce aux données, à l’ERP et à la plateforme digitale.
Vos compétences complètent-elles celles des générations précédentes ?
Oui, mes compétences digitales et orientées data viennent compléter l’expérience terrain et la culture métier des générations précédentes.
Sans ces technologies, seriez-vous à ce poste ?
Oui, mais sans ces technologies, il aurait été plus difficile d’atteindre ce niveau de pilotage et de structuration, même si le terrain reste essentiel.
Quelle est votre vision de l’avenir du secteur ?
Ma vision est celle d’un secteur de plus en plus orienté vers la logistique, la disponibilité rapide, la digitalisation et une offre large pour répondre à des clients mieux informés.
Envisagez-vous des diversifications ?
Oui, j’envisage des diversifications vers de nouvelles familles à forte valeur ajoutée, notamment l’injection, tout en exigeant une maîtrise technique et un service adapté.
Quels sont vos hobbies ?
J’aime particulièrement passer du temps avec ma famille et voyager dès que l’occasion se présente pour découvrir de nouveaux endroits et cultures.
Votre voiture préférée ?
Ford Raptor, pour son design agressif, sa puissance et son côté à la fois robuste et polyvalent.









