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Amir & Mounir Azdoufal : « Ce n’est pas l’âge qui compte, mais la capacité à être fiable, à tenir ses promesses et à construire des relations professionnelles solides et durables »

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Amir & Mounir Azdoufal — dirigeants, AZ Parts / GEPAD – AZDOUFAL Amir, 46 ans, CEO – AZDOUFAL Mounir, 37 ans, co-gérant

Présentez-nous votre entreprise en quelques mots ?

AZ PARTS a été créée en 2006 à Casablanca et est spécialisée dans l’importation et la distribution de pièces de rechange automobiles. En 2013, nous avons lancé GLOBAL ESPACE PIÈCE AUTO DISTRIBUTION (GEPAD), également dédiée à l’importation et à la distribution de pièces de rechange automobiles, avec un siège situé dans la zone industrielle Sapino à Nouaceur.

Les deux structures bénéficient de l’expertise de leur fondateur et s’appuient sur un panel de fournisseurs et de producteurs européens, notamment allemands, italiens, espagnols et français, sélectionnés pour leur compétitivité et surtout pour la qualité de leurs pièces.

Quelles sont vos principales fonctions aujourd’hui ?

Aujourd’hui, nos principales fonctions s’articulent autour de la gestion des opérations d’importation et de distribution, du suivi des partenariats internationaux, ainsi que de l’optimisation de la logistique, tout en garantissant la qualité et la fiabilité des produits proposés.

Depuis quand êtes-vous dans l’entreprise et quel a été votre parcours ?

Présents dans l’entreprise depuis sa création, nous avons pu acquérir une vision globale de nos activités. Cette évolution nous a conduits aujourd’hui à occuper des fonctions stratégiques, avec une forte implication dans le management, le développement et la performance de l’entreprise.

Avez-vous été immergés très tôt dans l’entreprise ?

Oui.

Avez-vous toujours voulu rejoindre l’entreprise familiale ?

L’entreprise familiale a toujours fait partie de notre environnement, mais nous avons volontairement choisi de nous former et d’acquérir une expérience à l’extérieur, auprès d’un grand fournisseur allemand chez lequel nos pères avaient travaillé avant leur décès. Leur rêve était de créer une société au Maroc. Cette expérience nous permet aujourd’hui d’y contribuer avec un regard neuf et des compétences solides.

Quelles études avez-vous suivies ? Étaient-elles orientées vers ce projet ?

Nous avons effectué des études en business international en Allemagne, et mon frère Mounir en management. Nous avons également acquis une expérience chez un grand fournisseur allemand, ce qui nous a permis d’obtenir une vision globale des échanges internationaux, ainsi que des compétences solides en gestion, négociation et développement commercial.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Ce que nous aimons le plus dans notre métier, c’est le dynamisme qu’il offre : relever des défis au quotidien, développer des partenariats stratégiques et contribuer concrètement à la croissance de l’entreprise.

Comment définissez-vous le manager d’aujourd’hui ?

Le manager d’aujourd’hui est un véritable catalyseur de performance : il inspire, donne du sens, encourage l’innovation et crée un environnement de confiance qui permet à chacun de donner le meilleur de lui-même.

Quelle différence avec les générations précédentes ?

Autrefois centré sur l’autorité et la hiérarchie, le management a évolué vers un modèle plus agile et participatif. Le manager d’aujourd’hui agit davantage comme un coach, encourage l’innovation et place l’humain au cœur de la performance.

Quels conseils de vos aînés vous marquent le plus ?

Parmi les conseils de nos aînés, celui qui nous a le plus marqués est l’importance de la rigueur et de la constance dans le travail, ainsi que la nécessité de bâtir des relations de confiance solides sur le long terme.

Quelle a été votre décision la plus difficile ?

La décision la plus difficile pour nous a été de choisir entre poursuivre une situation confortable en Allemagne et nous lancer dans le projet de nos pères en créant une entreprise au Maroc. À l’époque, nous étions encore jeunes et nous connaissions assez peu le pays, ce qui rendait ce choix encore plus incertain. Nous avions nos habitudes et une certaine stabilité en Allemagne, mais nous ressentions aussi qu’une nouvelle opportunité de développement nous attendait ailleurs.

Avez-vous connu des échecs ? Comment les avez-vous gérés ?

Oui, nous avons connu des échecs, comme toute personne qui entreprend et prend des responsabilités. L’un des plus marquants a été une situation où un projet n’a pas abouti comme prévu à cause d’un manque de coordination et d’anticipation entre certains intervenants. Cela a eu un impact sur les délais et sur les résultats attendus.
Nous l’avons géré en prenant du recul pour analyser objectivement les causes, sans chercher de responsabilités individuelles. Ensuite, nous avons mis en place des actions correctives, notamment une meilleure communication interne et un suivi plus rigoureux des étapes clés. Avec le temps, nous avons compris que l’échec fait partie de l’apprentissage et qu’il permet surtout de renforcer l’organisation et d’éviter de reproduire les mêmes erreurs.

Être jeune dirigeant change-t-il votre relation avec les équipes, clients ou fournisseurs ?

Être de jeunes dirigeants influence forcément la manière dont nous sommes perçus et la façon dont nous interagissons avec les équipes, les clients et les fournisseurs. Au début, cela peut parfois susciter une certaine réserve ou un besoin de prouver davantage notre légitimité. Avec les équipes, cela nous a poussés à être plus à l’écoute, plus proches du terrain et à privilégier la transparence pour instaurer la confiance.

Avec les clients et les fournisseurs, nous avons dû compenser le manque d’expérience perçue par plus de rigueur, de réactivité et de cohérence dans les engagements.
Avec le temps, nous avons constaté que ce n’est pas l’âge qui compte, mais la capacité à être fiable, à tenir ses promesses et à construire des relations professionnelles solides et durables.

Les nouvelles technologies ont-elles facilité votre place aujourd’hui ?

Les nouvelles technologies permettent d’être plus réactifs, mieux informés et plus organisés dans la gestion quotidienne. Dans notre domaine, elles ont surtout amélioré la communication avec les équipes, les clients et les fournisseurs, ainsi que le suivi des opérations en temps réel. Cela aide à prendre de meilleures décisions plus rapidement et à réduire les erreurs.

Vos compétences complètent-elles celles des générations précédentes ?

Nous pensons que nos compétences sont complémentaires. Les générations précédentes apportent une grande expérience du terrain, une connaissance approfondie du secteur et un sens solide des relations humaines et du long terme.
De notre côté, nous apportons davantage de digitalisation, de réactivité et une approche plus orientée vers les outils modernes et l’optimisation des processus. C’est justement cette combinaison entre expérience et nouvelles méthodes de travail qui permet de créer une vraie valeur et de faire évoluer l’entreprise de manière équilibrée.

Quelle est votre vision de l’avenir du secteur ?

Nous voyons l’avenir du secteur de la distribution de pièces de rechange comme de plus en plus exigeant et structuré. La concurrence va continuer à s’intensifier, et les clients attendront davantage de rapidité, de transparence et de qualité de service.
La digitalisation va jouer un rôle clé, notamment dans la gestion des stocks, la traçabilité des produits et la relation client. Les entreprises qui sauront s’adapter et investir dans les bons outils auront un réel avantage.

Nous pensons aussi que la fiabilité des partenaires et la qualité des produits resteront au centre, car malgré l’évolution technologique, la confiance reste un élément essentiel du secteur.

Envisagez-vous des diversifications ?

La diversification fait partie de notre réflexion, mais de manière progressive et structurée. L’objectif est de rester cohérents avec notre cœur de métier tout en explorant des opportunités complémentaires. Cela peut concerner l’élargissement de notre gamme de produits, le développement de nouvelles marques ou encore l’amélioration des services autour de la distribution, comme la logistique ou les solutions digitales. L’idée n’est pas de nous disperser, mais de renforcer notre position sur le marché en apportant plus de valeur à nos clients.

Quels sont vos hobbies ?

En dehors du travail, nous aimons surtout les activités qui nous permettent de nous déconnecter et de garder un bon équilibre. Nous nous intéressons notamment à la lecture sur l’économie et le développement des entreprises, ainsi qu’aux nouvelles technologies. Nous profitons aussi de notre temps libre pour voyager et découvrir de nouveaux environnements, ce qui nous aide à prendre du recul et à nous inspirer.
Enfin, nous pratiquons des activités simples comme le sport, qui nous permet de garder de l’énergie et de rester concentrés au quotidien.

Votre voiture préférée ?

Nous n’avons pas vraiment une seule voiture préférée, mais nous avons une attirance pour les voitures qui allient fiabilité, confort et performance. Nous apprécions particulièrement les marques allemandes pour leur qualité de fabrication et leur précision. Dans un cadre professionnel comme personnel, nous privilégions surtout les véhicules pratiques, robustes et adaptés à un usage quotidien.

Rédaction
Rédactionhttps://www.maghreb-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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