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EURL Chiboub Benbott Import-Export : une entreprise prête à accélérer, mais toujours dans l’attente

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Entrepôts dimensionnés, fournisseurs historiques, équipes en place et capacités de stockage intactes… Chez EURL Chiboub Benbott Import-Export, rien ne manque pour développer l’activité, à une exception près : les autorisations d’importation. Pour Chiboub Benbott, le défi n’est plus de construire son entreprise, mais de lui permettre de fonctionner à son rythme.

En parcourant les installations d’EURL Chiboub Benbott Import-Export (ECB), difficile d’imaginer que l’activité tourne aujourd’hui au ralenti. Les infrastructures sont en place, les capacités de stockage sont dimensionnées pour absorber des volumes importants et l’organisation de l’entreprise a été pensée pour accompagner une croissance durable. « Nous avons tout ce qu’il faut pour travailler », résume Chiboub Benbott. Pourtant, comme la plupart des grands importateurs algériens, son entreprise évolue depuis plusieurs mois dans un contexte où les autorisations d’importation dictent le rythme de l’activité.

Les dernières autorisations obtenues remontent à 2025. Elles permettent encore d’assurer une partie des approvisionnements, complétée par les stocks constitués en 2023 et 2024. Une situation qui offre une continuité minimale, mais reste loin du fonctionnement habituel de l’entreprise.

Les conséquences sont bien réelles. Les charges fixes continuent de courir, qu’il s’agisse des salaires, des entrepôts ou de l’organisation logistique, alors que les volumes importés diminuent sensiblement. « Ce que nous avons réalisé depuis le début de l’année reste très faible », reconnaît le dirigeant. Selon lui, la situation ne concerne d’ailleurs pas uniquement la pièce de rechange automobile, mais l’ensemble des secteurs dépendants de l’importation.

Renforcer les liens plutôt que multiplier les partenaires

Dans ce contexte, EURL Chiboub Benbott Import-Export a fait un choix clair : consolider l’existant plutôt que partir à la conquête de nouveaux marchés. L’entreprise travaille depuis plusieurs années avec une dizaine de fournisseurs internationaux et n’entend pas élargir ce cercle tant que les conditions actuelles perdurent.

« Il n’y aurait aucun intérêt à rechercher de nouveaux partenaires alors que nous ne pouvons déjà pas exploiter pleinement les relations établies avec nos fournisseurs historiques », explique Chiboub Benbott.

La même logique prévaut côté commercial. Malgré une infrastructure capable d’absorber des volumes beaucoup plus importants, l’entreprise concentre ses efforts sur sa clientèle habituelle. Les pièces d’origine qu’elle importe, principalement pour les véhicules allemands, français et coréens, continuent de trouver rapidement preneur. Même lorsqu’un arrivage atteint plusieurs dizaines de milliers d’amortisseurs, les stocks suffisent à peine à satisfaire la demande existante.

Pour le dirigeant, le véritable enjeu n’est donc pas de développer de nouveaux débouchés, mais de retrouver un niveau d’approvisionnement capable d’alimenter normalement le marché.

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans Algérie Rechange 57

Rédaction
Rédactionhttps://www.maghreb-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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