Mohammed Siad répond avec précisions à nos questions et nous révèle les grandes mutations que la filière a traversées depuis une dizaine d’années. Eloquent !
Comment avez-vous connu Algérie Rechange ?
J’ai connu Algérie Rechange dès son lancement. J’ai eu l’honneur de participer au tout premier entretien accordé au journal et de faire partie des premières entreprises à lui faire confiance à travers des insertions publicitaires. Dès le départ, nous avons perçu l’importance d’un média spécialisé capable de structurer et professionnaliser notre secteur.
Pourquoi avoir participé dès le début ?
Parce que le secteur de l’après-vente automobile en Algérie avait besoin d’un support dédié, capable de fédérer les fabricants, équipementiers, producteurs, constructeurs et distributeurs autour d’une vision commune. Soutenir ce projet dès son origine était un engagement naturel. Nous étions convaincus que la profession devait gagner en organisation, en visibilité et en crédibilité.
Une anecdote marquante ?
Au moment du premier entretien, le marché était encore dominé par des circuits de distribution indirects, fragmentés et peu structurés. Très tôt, nous avons compris qu’il ne suffisait plus d’importer et distribuer. Il fallait évoluer vers un modèle plus intégré, fondé sur des relations directes avec les fabricants et exportateurs, et surtout préparer l’avenir industriel.
Je me souviens d’une réunion stratégique où nous avons posé une question décisive :
Devons-nous rester importateurs-distributeurs ou préparer une évolution vers des partenariats industriels ?
À partir de là, nous avons engagé :
- Des négociations directes avec des fabricants internationaux
- Des accords de représentation structurés
- Une réflexion sur le transfert de savoir-faire
- L’étude de possibilités d’assemblage et de fabrication locale
Nous sommes ainsi passés :
- D’une distribution indirecte traditionnelle
- À une distribution directe contractualisée
- Puis à des partenariats stratégiques durables
- Et aujourd’hui à une vision intégrant le développement industriel local
Ce qui était une ambition il y a dix ans devient aujourd’hui une nécessité stratégique.
Il y a dix ans, quelles étaient vos fonctions ?
Il y a dix ans, j’occupais déjà la fonction de Directeur Général, avec une responsabilité globale sur la stratégie, la gouvernance et le développement à long terme de l’entreprise.
Mon rôle consistait à :
- Définir une vision claire dans un environnement réglementaire complexe
- Anticiper les mutations du marché
- Structurer l’entreprise selon des standards internationaux
- Développer des partenariats directs avec les fabricants et exportateurs
- Sécuriser les approvisionnements et garantir la traçabilité
- Préparer progressivement une orientation industrielle
Nous avons très tôt intégré une dimension industrielle dans notre feuille de route. Notre ambition n’était pas seulement commerciale, mais structurelle et durable.
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