« L’engagement de tous est indispensable et est profitable à tous ! »
Alors qu’une structuration plus opérationnelle de sa société lui semblait nécessaire, le Directeur général d’Automium a vu dans l’obligation de certifier son entreprise ISO 9001 comme un appui insoupçonné. Ayant décidé de ne pas briguer une nouvelle présidence du GIPAM afin de s’occuper d’Automium et être plus présent aux côtés de ses collaborateurs et collaboratrices, Driss Guennoun s’est engagé dans la certification avec la même passion qu’il a déployée dans ses trois ans de présidence du GIPAM, groupement dans lequel il continue, bien évidemment, d’être très actif !
« Je connaissais la norme ISO 9001 mais en voyais les bienfaits dans l’industrie et non dans les services. Aussi quand l’obligation s’est faite de mettre en place cette norme pour être labellisé Salamatouna, je l’ai vue comme une opportunité extraordinaire de structuration de l’entreprise, raison pour laquelle je me suis éloigné de la mission très chronophage de la présidence de GIPAM. Mettre des process en route, structurer, travailler sur les différents services de l’entreprise en bénéficiant d’un autre regard, tout cela m’est apparu comme un soutien à ce que je m’étais fixé comme objectif pour Automium. J’étais plutôt satisfait de ce que nous réalisions ensemble, les équipes et moi, cependant je sentais qu’on pouvait faire mieux sans révolutionner les habitudes et bouleverser en profondeur les comportements. Depuis, je me suis rendu compte de ce que la certification nous avait apporté à titre personnel, et sur la vision pour l’avenir de l’entreprise et son développement. Cela a été une véritable coïncidence très bénéfique pour nous. Restait à convaincre mes collaborateurs » voici ce qui ressort en priorité de l’entretien que nous a accordé Driss Guennoun qui reconnaît avoir voulu passer à « une étape supérieure » et qu’il a atteint grâce à l’engagement de tous.
Inquiets, méfiants puis conquis
« Comment ça s’est présenté » nous commente Driss Guennoun avant de préciser que l’une des principales tâches avait été de rassurer le personnel. « Le seul fait de dire que c’est obligatoire peut ressembler à une injonction de mieux faire, ce que je voulais éviter. Parce que nous avons travaillé en amont pour présenter les procédures avec la directrice des achats (lire son interview à suivre), les membres des équipes ont bien accueilli la démarche et c’était nécessaire, parce qu’acquérir la norme ISO 9001 est l’affaire de tous, et nécessite l’engagement de tous. Ils ont bien compris que c’était une obligation, mais une obligation qui s’est vite fait oublier face aux bienfaits que cela représentait pour eux. Au départ, un audit apparaît comme un contrôle à l’école, contrôle des connaissances, des compétences, des capacités, et de surcroît lorsque le mot ISO est prononcé. C’est inévitable mais contournable grâce à l’échange, au partage et ils ont vite vu que c’était bénéfique, parce que tout le monde voyait ses tâches bien délimitées, bien déterminées comme ses devoirs et droits et, de plus, sur un plan international !









