De l’importation à la fabrication, de père en fils, d’expérience en savoir-faire, Zaras Autos nous enseigne que la réussite naît du désir de faire bien et d’oser franchir les frontières des métiers et des pratiques. Récit.
Cela faisait un moment que nous entendions parler de Zaras Autos et que nous n’avions pas eu l’opportunité d’en rencontrer les membres de la famille. Car c’est de cela qu’il s’agit, d’une belle histoire de famille si bien illustrée par l’image du salon Equip Auto Alger, où l’on voit le père, devenu grand-père prendre son petit-fils dans ses bras alors que ses fils reçoivent clients et partenaires, journalistes et professionnels. Et si le père n’est pas le fondateur officiel de Zaras Autos, cette entreprise en est l’émanation : « Le patron, c’est mon fils » nous déclare d’emblée Saïd Lachekhab, quand nous avons plutôt l’habitude d’entendre l’inverse. Une singularité qui nous a tout de suite interpellés et invités à écouter le père et le fils (pour le petit-fils, nous reviendrons dans quelques années…). Donc, pour revenir au début, sur l’idée commune du père et du fils, l’eurl Zaras Autos est fondée officiellement en 2024 par Zakaria sur les bases d’une précédente structure, la Sarl Houria créée dans les années 94 et 95. Au départ, l’activité de Zaras Autos se définissait par l’importation de pièces neuves vendues en l’état (essentiellement des tendeurs et des durits, puis de très nombreux autres produits) pour véhicules Peugeot et Renault, (un domaine bien connu par le père !), puis s’est étendue à la fabrication de durits sur le territoire algérien et pour le marché algérien.
Une revendication nationale
On pourrait parler de fierté ou à tout le moins de grande satisfaction, lorsqu’il s’agit d’évoquer le mode de fonctionnement de Zaras Autos, fondé sur l’appartenance au pays, même si l’origine s’est construite sur un constat : « Nous avons vécu beaucoup de transformations et des conditions d’importations plus restrictives en Algérie, ce qui nous a conduits naturellement à la fabrication », commente Zakaria Lachekhab, le gérant de Zaras Autos, « nous avons beaucoup souffert de cette période et on a perdu beaucoup de cheveux (surtout mon père, rires) et nous avons foncé dans la production. Nous avons racheté une usine à l’arrêt, loué le terrain et avons acheté une seule machine neuve fabriquée en Algérie, une chaudière à vapeur, tout le reste provenant de la reprise de l’entreprise rachetée. Même la matière première est algérienne, ce qui nous permet de dire que notre fabrication est 100 % algérienne, machines, moules que nous faisons nous mêmes, matières premières et personnel ! On doit ajouter que nous importons un peu de matières premières parce que nous n’en trouvons pas suffisamment ici. Sinon, tout est local. »
« Beaucoup de gens disent que les produits algériens ne sont pas bons, mais les nôtres et beaucoup de ceux que je connais sont d’excellente facture et souvent meilleurs que des produits importés, parce que nous respectons les formulations à 100 % sans diminuer la qualité, l’épaisseur et les composants. Pour vous donner un exemple, les tests des durits chez les constructeurs vont jusqu’à 1,8 bars tandis que nos pièces sont testées jusqu’à 6 bars» commente le fondateur.
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