AccueilActualitésDe Shanghai à Dubaï : le parcours de Ramzi Alloui

De Shanghai à Dubaï : le parcours de Ramzi Alloui

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À la tête de P.A.M. France Dubaï, Ramzi Alloui évolue dans une entreprise familiale ancrée depuis 1985 dans la distribution de pièces automobiles. Entre héritage, internationalisation et transformation digitale, il raconte une trajectoire où la responsabilité est arrivée tôt, et où l’apprentissage ne s’est jamais arrêté.

« Je suis entré chez P.A.M. France en 2016, après sept années passées en Chine. Mais mon histoire avec l’entreprise remonte bien plus loin. Elle a été fondée en 1985 par mon père, Ali Alloui, pour servir le marché algérien de la pièce automobile. En 1998, la marque adaptable CFA a vu le jour afin d’apporter une alternative aux pièces d’origine et aux grandes marques. Puis, en 2005, l’entreprise s’est ouverte à Dubaï, au plus près des fournisseurs grâce au port de Jebel Ali. Sept ans plus tard, la branche de Dubaï est devenue l’activité principale après la fermeture de Marseille. Aujourd’hui, P.A.M. France est une entreprise familiale où chacun joue un rôle précis. Pour ma part, j’endosse plusieurs fonctions : opérations, développement marketing et ventes. Ma mère occupe le poste de directrice générale, tandis que mon père reste en charge des achats et des relations clients. Plus jeune, contrairement à d’autres, je n’ai pas vraiment fait de « petits boulots » dans l’entreprise. Mais en revanche j’y ai passé énormément de temps. Ce sont parmi mes souvenirs les plus anciens. Pourtant, je ne peux pas dire que j’ai toujours su que j’y travaillerais. Plus jeune, j’avais d’autres ambitions.

S’ouvrir au monde et apprendre vite

Le choix s’est imposé progressivement, après mes études et mon retour d’expérience à l’étranger. J’ai obtenu un Bachelor en administration des affaires et en marketing à Shanghai, où j’ai également appris le mandarin. Ces années passées à l’étranger, en Chine comme à Dubaï, ont profondément façonné ma vision. Elles m’ont donné une ouverture sur le monde et une compréhension des différentes cultures, essentielles dans notre activité internationale. Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est justement cette connexion permanente avec le monde des affaires global. Avec le temps, j’ai développé des compétences en gestion d’entreprise et une meilleure compréhension des chaînes logistiques, qui sont au cœur de notre activité. Cette expertise me semble très importante. Dans une entreprise familiale, les responsabilités arrivent souvent tôt et il faut apprendre vite, parfois sans cadre très structuré. Les décisions les plus difficiles concernent souvent les ressources humaines. Et sur le plan personnel, il faut aussi savoir mûrir rapidement lorsqu’on est projeté jeune dans des fonctions importantes. Bien sûr, j’ai connu des échecs. Mais ils font partie du parcours. L’essentiel est d’en tirer des leçons et de passer rapidement à autre chose.

Être flexible pour appréhender le changement

A mon sens, un manager aujourd’hui doit savoir porter plusieurs casquettes. Il faut à la fois développer l’entreprise, assurer les opérations quotidiennes et gérer des domaines variés comme les RH, les finances ou le marketing. Dans notre contexte familial, cette polyvalence est indispensable. D’autant plus dans un univers qui évolue. Les nouvelles technologies ont clairement changé la donne. Une bonne compréhension des réseaux sociaux, par exemple, est devenue essentielle en marketing. Mais je pense aussi que la génération précédente reste très lucide sur ces évolutions. Nous avons surtout de nouveaux outils qui nous rendent plus efficaces et renforcent notre lien avec les clients. Même sans e-mails, avec un fax, je pense que je serais à la même place aujourd’hui. Tout cela nous renvoie à la notion d’apprentissage qui, selon moi, ne s’arrête jamais. Il commence réellement après les études. Il faut nourrir ses connaissances en permanence pour rester compétitif. C’est un conseil que je retiens profondément. Quant à l’avenir de notre métier, il me semble solide : l’industrie automobile ne disparaîtra pas. En revanche, elle évolue. Nous devons être flexibles face aux transformations, notamment la montée des véhicules électriques et des constructeurs chinois, qui prendront une part croissante du marché dans la région du GCC. C’est dans cette direction que nous envisageons aussi de nous diversifier. »

Rédaction
Rédactionhttps://www.maghreb-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

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