Sur Automechanika Dubaï, nous avons eu la chance de rencontrer Martin Hendriksen, le directeur général de IAMaga. Une splendide opportunité pour le faire réagir face à notre étonnement face à ses déclarations et à celles de Gaël Escribe, le PDG de NEXUS Automotive International quant aux enjeux des fournisseurs européens sur les marchés africains ainsi que sur le soutien que ne manquera pas d’apporter NEXUS à ses membres distributeurs.
Lors de la conférence du Caire, les managers de NEXUS et de IAMaga, l’entité dédiée au développement en Afrique, avaient mis en garde les fournisseurs internationaux face à la diminution progressive de leur présence opérationnelle en Afrique, inversement proportionnelle à la croissance des marchés asiatiques. Ils avaient annoncé que, s’il le fallait, NEXUS aiderait à trouver des solutions du côté de la Chine et de l’Asie en général pour protéger ses membres distributeurs et leur donner la possibilité de se différencier face à une concurrence déjà conquise par les produits chinois. Nous avons demandé à Martin Hendriksen quelles réactions cela avait suscitées. « Notre position est basée sur ce que nous avons vu sur le marché et entendu dire par nos membres. Nos membres fournisseurs en sont pleinement conscients. Il ne s’agit pas de privilégier les uns ou les autres, mais d’alerter et de conseiller autant que nous le pouvons, puisque notre rôle consiste, aussi, à être le relais de ce qui se dit sur les marchés. D’ailleurs, ce que nous avons dit sur la concurrence forte des Chinois et des efforts à faire pour les concurrencer n’est pas spécifique à l’Afrique. Nous avons un membre en Australie, qui nous rend compte des mêmes observations et de la nécessité des marques blanches « private labels » de répondre à l’agressivité commerciale de la Chine. En Afrique, les mutations s’opèrent très vite, comme en témoigne la progression du distributeur Motus en Afrique du sud (coté en bourse ndlr). Les private labels croissent, et prennent une partie plus active sur le marché. Dans ces marchés, l’attention est portée sur le prix des pièces et ce que nous avons dit à cette conférence, c’est que les fournisseurs devaient s’adapter très vite aux changements du marché pour ne pas risquer de perdre des parts de marché ».
« Lorsqu’on évoque les MDD, ce n’est pas la seule solution, mais c’est une solution pour les premiums pour être compétitifs sur les marchés. En outre, je signalerais que les OE sont déjà en Chine pour créer leur propre MDD. Ce n’est pas nouveau, mais cela augmente encore drastiquement. Ce que nous faisons, c’est alerter nos membres, et rendre attentive notre communauté à cet état de fait. En leur proposant cette solution, nous ne faisons que rappeler les enjeux du marché, face auxquels certains se disent être à l’écoute, quand d’autres ne semblent pas encore prêts ».
Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans Algérie Rechange N°46









