L’Automotive Show a fait son retour à Casablanca, du 16 au 18 septembre 2025, dans l’enceinte de la Foire internationale. Après une première édition en 2023 qui avait réuni une cinquantaine d’exposants venus de cinq pays et attiré plus de 4.000 visiteurs, cette nouvelle étape se voulait plus ambitieuse. Sur le site officiel, les organisateurs annonçaient plus de 80 exposants et une offre élargie : pièces de rechange, carrosserie, maintenance, logiciels de diagnostic, infrastructures de recharge et solutions de connectivité. Le ton était donné, avec l’idée d’installer durablement Casablanca comme point de rencontre pour les professionnels du SAV et de la mobilité électrique.
Sur le terrain, l’impression était plus contrastée. L’espace d’exposition, vaste, laissait apparaître des zones vides. Les stands les plus visibles étaient occupés par des exposants venus d’Asie, souvent spécialisés dans les scooters électriques. La présence chinoise dominait, mais sans forcément répondre aux attentes d’un salon centré sur l’aftermarket automobile. Le visage du salon prenait ainsi une forme hybride, entre mobilité douce et promesse aftermarket, sans toujours trouver l’équilibre annoncé.
Ce décalage entre ambition et réalité donne le ton d’une édition encore en recherche de densité. Le concept existe, il répond à un besoin réel dans la capitale économique. Mais pour convaincre, il faudra attirer davantage d’acteurs majeurs du secteur, consolider le contenu et offrir aux professionnels une expérience plus représentative de leurs métiers.
Après deux éditions, le projet se dessine mais reste en construction. Casablanca a désormais la possibilité de s’affirmer dans le calendrier automobile marocain. Encore faut-il transformer l’essai et donner au salon la légitimité qu’il ambitionne.









