AccueilActualitésBYD : le rêve devenu réalité

BYD : le rêve devenu réalité

Date:

Encore assez méconnu en Afrique du Nord, le constructeur chinois de véhicules électriques est pourtant déjà un monstre à l’échelle de l’industrie automobile mondiale. Premier représentant de l’Empire du Milieu, BYD est un dauphin ultra ambitieux de Tesla sur le plan mondial. Retour sur une histoire pas comme les autres, bâtie en à peine deux décennies.

Tant sur le plan géographique que technologique, la Chine et l’électrique demeurent deux notions aussi lointaines que difficiles à assimiler pour bon nombres d’observateurs. Pourtant, à l’heure où le marché automobile mondial se réinvente à vitesse grand V, il est impossible de passer à côté de ces deux phénomènes. A fortiori indissociables. Car l’émergence de l’Empire du Milieu dans le paysage à quatre roues n’est plus une hérésie. C’est une réalité qui ne va cesser de prendre de l’ampleur. Une bonne raison de faire le tour des principales marques que compte l’industrie chinoise. Et quitte à les passer en revue, autant débuter par la plus évidente de toutes. Qu’on aime ou qu’on déteste ce qui vient d’Asie, l’histoire de BYD s’avère exceptionnelle à bien des égards. Par son esprit avant-gardiste, sa stratégie globale, sa force et sa vitesse de frappe et son statut à date, BYD est un véritable phénomène. Et ce en dépit d’une visibilité encore toute relative à l’échelle du Maghreb et d’autres régions du globe.

Shenzhen et les bus, le véritable tournant

BYD – trois lettres issues à la base de la dénomination Bǐyàdí et réinterprété depuis autour du slogan Built Your Dreams ou construisez vos rêves – a vu le jour en 1995 à Shenzhen. C’est dans cette mégalopole du sud du pays, haut lieu de l’électronique et des nouvelles technologies, que l’entreprise a débuté son chemin. Spécialisée au départ dans la conception et la fabrication de batteries, elle va profiter à plein du dynamisme de son économie locale et de l’anticipation industrielle des autorités pour trouver sa place. Sous la houlette de son fondateur, Wang Chuanfu, BYD devient en quelques années un fournisseur incontournable de la tech mondiale avant de tenter le pari de la diversification. Le ferroviaire, l’électronique, les énergies renouvelables mais surtout l’automobile vont lui permettre de grandir. En 2003, la société fait son incursion sur ce marché en reprenant Qichuan Automobile Company, alors connu pour sa citadine Flyer. Un choix audacieux à une époque où le gouvernement chinois pousse en faveur de marques d’Etat plutôt que de celles privées pour devenir un cador de la voiture. S’en suivront une multitude de nouveaux produits mais surtout un partenariat qui va tout accélérer. Au début des années 2010, bien avant de nombreux pays, la Chine commence à travailler sur l’électrification de ses transports publics. La ville de Shenzhen se tourne quant à elle vers BYD pour concrétiser ce projet. En 2017, toute sa flotte de bus bascule en 100 % électrique. Un tour de force qui vient donner un peu plus de crédit au constructeur et valider son savoir-faire.

Retrouvez l’intégralité de l’article dans Algérie Rechange numéro 47

Rédaction
Rédactionhttps://www.maghreb-rechange.com
Rédacteur en chef d'Algérie Rechange, de Rechange Maroc, de Tunisie Rechange et de Rechange Maghreb.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_img

Articles similaires
Related

Automechanika 2026 : HELLA et Hella Gutmann présentent leurs nouveautés pour la rechange indépendante

Face à la complexité croissante des technologies automobiles, les...

AISIN à Automechanika Frankfurt 2026

AISIN renforce sa couverture du parc européen, et dévoile...

TEXA France donne rendez-vous aux professionnels à Automechanika Francfort autour des innovations du Groupe

À l’occasion du salon Automechanika Francfort, qui se tiendra...