A Rouïba, 5 000 m² accueillent désormais 43 postes de travail d’intervention sur véhicules, axés principalement sur la carrosserie peinture et sur la réparation. L’objectif étant d’abord de réparer plutôt que de changer, d’économiser plutôt que de s’endetter pour retrouver un véhicule qu’on aime. Les assurances aussi partagent cet avis. Reportage.
Aux âmes bien nées … comme l’écrit le poète, la valeur n’attend point le nombre des années ! Une belle entrée en matière pour évoquer la création de ce grand centre de carrosserie peinture qui n’existait pas encore en Algérie et qui occupe aujourd’hui quelque 5 000 m² à Rouïba. Pourquoi aux âmes bien nées ? Parce qu’il s’agit de deux jeunes qui en ont eu l’idée et l’ambition, à partir d’un constat sur la nécessité de mettre l’assureur dans la boucle avec le réparateur et le particulier, à savoir Adel Dougdeg et Walid Djellouli. Mais ne dévoilons pas tout, revenons à l’origine. A l’origine deux jeunes, donc, Walid Djellouli, directeur général, et Adel Dougdeg, gérant, d-g adjoint, les deux ayant une belle expérience des … assurances, ainsi que nous l’annonce Walid Djellouli, directeur d’Auto Qual (Qual comme qualité, bien sûr) après qu’il nous a offert un café. L’espace, particulièrement imposant, ne fait pas oublier aux jeunes dirigeants qu’ils sont avant tout des challengers sur un marché délicat, ce qui leur conserve une grande simplicité et une modestie dans l’approche. Lorsque nous sommes arrivés, en effet, sans rendez-vous, c’est le patron lui-même qui nous a reçus dans un grand open space au premier étage où les employés reçoivent les clients qui peuvent admirer les 43 postes de travail grâce à de larges baies vitrées donnant sur les ateliers. Une vue imprenable qui renvoie aux méthodes de travail des américains : montrer comment le travail est fait pour que le client soit rassuré. C’est aussi une démarche de fidélisation qui prend sa source dans ce premier contact et nous en verrons beaucoup d’autres. Le rien à cacher ou plutôt la clarté dans tout ce qui est fait dans le métier de la carrosserie n’est pas chose usuelle…
Une prise en charge au bénéfice du client
A l’origine deux jeunes, donc, qui s’aperçoivent que le tiers payant n’a pas vraiment trouvé sa voie dans l’activité de collision réparation. « Le remboursement était effectué par chèque à l’assuré et le client allait là où il le souhaitait. Cependant, comme ce tiers payant était surtout effectué par les concessionnaires, les différences entre les prix estimés et réels posaient problème ; quant aux petits tôliers, les structures n’étaient pas vraiment adaptées à la mise en place de ce service. Seules les carrosseries indépendantes de taille moyenne entraient bien dans le schéma, mais elles ne sont pas légion en Algérie et les assureurs ne trouvaient pas encore d’opportunités de développement avec elles. C’est pour cela que nous avons pensé à créer Auto Qual, en 2018, qui offrait la possibilité du tiers payant tout en professionnalisant l’activité de carrosserie. Nous connaissions bien, tous les deux, le métier de l’assurance mais seul mon associé était au fait des métiers de la carrosserie peinture. Ce qui était important, c’était de mettre en corrélation les dépenses avec les remboursements, une équation qui était jusqu’alors pratiquement infaisable ! Nous avons donc lancé notre premier atelier à Cheraga que nous estimions déjà très grand avec ses 1 200 m² dont 1 000 m² couverts, mais il s’est vite révélé trop petit. Au bout de six mois d’activité, nous étions bloqués, parce qu’il nous manquait de la place pour répondre aux demandes émanant tant des particuliers que des entreprises, preuve que nous étions sur la bonne voie. Pourtant, paradoxalement, nous n’avons pas rempli les ateliers grâce aux agréments assureurs et au tiers ayant, qui ne sont pas venus tout de suite alors que nous avions créé la société dans cet esprit. Mais notre analyse était bonne, il manquait des ateliers de réparation dans le secteur et nous avons poursuivi notre démarche en cherchant plus grand. Voilà pourquoi nous sommes installés sur Rouïba avec un 5 000 m² dont 2 800 m² couverts à l’heure actuelle. Nous avons ainsi de la marge et nous ne voulions pas repartir pour trouver plus grand dans 2 ans ! et c’est à ce moment, que nous avons trouvé le triangle gagnant. Pour faire simple, nous avons contacté les assurances et avons réfléchi au problème qui se traduisait par une différence entre la somme facturée et le remboursement. Chez un concessionnaire, l’heure facturée évoluait entre 1 400 et 2 400 dinars alors que l’heure de main d’œuvre était remboursée 250 dinars. Entre les deux il y avait forcément une bonne formule qui fonctionnait pour les trois. Et c’est ce que nous avons élaboré avec les assureurs qui préfèrent prendre en charge directement les interventions sur des tarifs référencés et des travaux garantis. Pour les particuliers, bénéficier du tiers payant en étant sûr de ne pas dépenser plus représentait un grand soulagement. C’est pourquoi, l’activité a démarré de manière encourageante à Rouïba».
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