Kits CKD/SKD : le retour !

Kits CKD/SKD : le retour !

Alors que la décision de leur donner un nouveau cadre semblait remis à une date proche des calendes grecques, le gouvernement algérien a décidé de trancher en faveur du règlement de l’un des problèmes des kits de montage : désengorger le port d’Alger des kits de CKD/SKD de Renault.

Une décision qui apporte une solution à un problème mais ne résout pas la question de la fabrication automobile dans le pays. En effet, Renault va pouvoir monter quelque 6 000 véhicules grâce à ces kits qui étaient bloqués en attente de dédouanement sur le port mais rien n’est défini quant à la suite. Ainsi s’est exprimé le Président de la République (cité par Algérie Presse Service) récemment : « Si le montage automobile n’aboutit pas, d’ici 3 ou 4 ans conformément au cahier de charges, à la réalisation d’une intégration d’au moins 40 %, à la création de postes d’emploi et à la fabrication de pièces algériennes, il n’y aura pas de montage automobile », a poursuivi le Président Tebboune en remarquant que même Renault s’est mis à intégrer des pièces fabriquées localement. Cependant le Président ne veut pas que le pays revive les erreurs du passé ainsi qu’il l’explique : « Nous sommes supposés créer, lorsqu’on parle de montage automobile, des milliers de postes d’emploi. Mais nous avons assisté hélas à la création de 400 postes d’emploi uniquement par un investisseur qui a consommé trois milliards de dollars ». En clair, il faudra que les producteurs fournissent bien plus que des promesses pour pouvoir entreprendre de monter des véhicules. D’ailleurs, il n’est plus question d’aide ou de subvention à cette activité.

En attendant, il semblerait que les licences d’importation de véhicules aient été rejetées avant même qu’elles autorisent l’entrée de véhicules neufs dans le pays. La Présidence entend que l’Algérie soit le premier acteur économique à profiter de l’importation des véhicules et non pas les pays producteurs ou des acteurs en propre.

Le cahier des charges devant encadrer l’importation des véhicules neufs est une nouvelle fois entre les mains du gouvernement.

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